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Les vingt ans de RD Productions


Le portail aluminium imitation fer forgé est un nouveau segment du marché très dynamique du portail alu.
RD Productions fête cette année son vingtième anniversaire. Diversification et innovation sont le moteur de cette entreprise familiale de serrurerie ferronnerie.

Qu’elle s’appelle aujourd’hui Carmen, Céline ou Girondine sur le dernier catalogue de RD Productions, la grille de défense en fer forgé est le produit par lequel s’est fait connaître en 1987 cette PME de Bazas. Cette année-là, Daniel Cassagne reprend, pour cause de départ à la retraite, l’entreprise où il est responsable de production(1) et qui travaille à 95 % pour Lapeyre. Avec du nouveau matériel et « deux personnes au démarrage », cet outilleur de métier s’oriente vers les négociants de matériaux indépendants pour développer son activité de ferronnerie. Chemin faisant, « nous avons commencé à faire du portail. En 1990, nous avons rencontré une agence commerciale sur Paris qui a diffusé le produit sur tout le territoire… ».

Vingt ans et plusieurs sauts technologiques après, RD joue dans la cour des grands sur un marché où les produits importés des pays à bas coûts tirent les prix vers le bas et la matière première vers le haut (30 % d’augmentation sur l’acier ces deux dernières années). « 95 % de la production, c’est du hors-côte. La série, c’est surtout sur les produits d’entrée de gamme que la grande distribution vend à prix coûtant », précise Didier Guiraud, adjoint de direction. Les modèles standard avec « traitement basique » sont produits dans un atelier en Bulgarie. Les portails et les clôtures sur mesure avec une finition élaborée sortent, eux, de l’usine de Bazas qui emploie 66 personnes(2).

Le fer, l’activité historique, représente aujourd’hui 43 % d’une production qui s’est diversifiée en deux temps. Le PVC en 1997 et l’aluminium en 2000. Deux marchés en fort développement sur lesquels s’appuie désormais la croissance avec des choix d’investissement en conséquence. «L’alu a le vent en poupe. Il y a beaucoup de fabricants. C’est plus facile qu’un portail fer. Portail fer, c’est un métier, explique Daniel Cassagne, […]Tout ce qui se passe avant l’assemblage du portail peut être automatisé. Nous sommes industriels dans le sens où nous stockons d’avance. Après, nous sommes artisans puisque l’on bâtit le portail final.»

En 2007, l’entreprise s’est dotée d’une machine à laquer les profils et accessoires en aluminium assurant une finition impeccable des produits (photo ci-contre). « Une machine française, développée par quatre ingénieurs de Tarbes et adaptée à nos contraintes de production, qui n’émet pas de rejet dans l’air et dans l’eau, précise Didier Guiraud, adjoint de direction, RD réalise des investissements innovants tant au niveau industriel et environnemental que dans l’amélioration des conditions de travail et la sécurité du personnel ».

La création, accompagnée par les partenaires publics, d’une unité baptisée RD Color réduit de façon notable les coûts d’une opération qui était auparavant sous-traitée. « Pour les portails aluminium, il y a énormément d’accessoires. C’est très coûteux. Cela nous permet de mieux gérer nos chutes », ajoute-t-il. Pour compléter sa gamme de portails aluminium, l’entreprise vient de lancer de nouveaux modèles imitant à s’y méprendre le fer forgé (photo ci-dessus).


Grenailleuse. Il n’existe que trois machines de cette capacité dans le Sud-Ouest
Le « vrai » fer forgé n’en garde pas moins ses adeptes. Là aussi, pour maintenir un avantage concurrentiel et être plus réactif en terme de délais et choix des coloris, RD mise sur la technologie. En 2008, l’atelier fer doit être équipé d’une cabine automatique de poudrage « zéro rejet » également.

Un investissement qui intervient après l’acquisition cette année d’une grenailleuse de grande capacité. Pour installer ce mastodonte à huit turbines, il a fallu découper une partie du toit du bâtiment. Le jeu en vaut la chandelle car la machine permet « un meilleur accrochage de la peinture et donc une meilleure tenue dans le temps » ainsi qu’un nouveau traitement zinc color « très apprécié par la clientèle ». Avec cet « outil de travail évolutif », la PME entend continuer à se diversifier. « Demain, nous pouvons fabriquer tout autre chose que du portail", souligne Daniel Cassagne.
Il est également envisagé « de proposer des travaux de sous-traitance pour d’autres métiers grâce à la qualité de finition du traitement obtenu et à la capacité de passage des pièces dans la grenailleuse ».

En attendant, le portail a encore, semble-t-il, de beaux jours devant lui. « Les constructions de ces cinq à six dernières années nous donnent dix ans de travail. Il y a également le marché émergent du renouvellement lié aux cessions des maisons individuelles ».
Des perspectives abordées dans un souci permanent de l’amélioration du process industriel et de l’innovation. Derniers exemples en date, la mise en place d’une veille technologique assurée par le bureau d’études et l’amorce d’une réflexion sur le poste emballage, gros consommateur de mousses de protection. « Nous travaillons à une emballage propre et recyclable. Nous recherchons de nouveaux produits qui seraient peut-être végétaux mais sans grever le coût. »

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Notes
1. La nouvelle structure est baptisée RD Productions. R pour Robert, prénom de son ancien patron, D pour Daniel, prénom du repreneur.
2. L’effectif de l’entreprise représente 11 % du bassin d’emploi de la ville de Bazas. Pour gérer la croissance des effectifs, RD Productions a mis en place, avec l’appui de l’AFPI Sud-Ouest, un démarche d’évaluation (comportementale et technique).

UIMM Gironde-Landes 10.12.07


Olympiades des Métiers : onze apprentis de l'industrie en finale !


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Onze apprentis aquitains de l'industrie participeront aux épreuves nationales des 39e Olympiades des Métiers à Amiens en mars prochain. Ils ont été sélectionnés lors du concours régional de Bordeaux les 14 et 15 décembre derniers. Parmi eux, figurent quatre jeunes issus des Centres de formation d'apprentis de l'industrie.
Formés au CFAI Aquitaine de Bruges, Fabien Coste (chaudronnerie) et l'équipe Sébastien Pirih/Marco Ramos (mécatronique) se sont imposés dans leurs disciplines respectives, Cédric Lurdos (CFAI Adour) remportant la médaille d'or dans l'épreuve de fraisage.


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Destinées aux jeunes de moins de 23 ans, issus des centres de formation d'apprentis ou d'établissements scolaires, les sélections ont vu s'affronter 257 concurrents dont 52 jeunes filles dans une quarantaine de métiers. Le tout en présence d'un nombreux public, évalué à près d'une dizaine de milliers de personnes pendant les deux jours de compétition.

Les métiers de l'industrie étaient largement représentés : chaudronnerie, DAO dessin industriel, fraisage, mécatronique, réfrigération technique, soudage, tournage et manufacturing team. Au total et dans ces 8 disciplines, 37 candidats étaient présents sur la ligne de départ (dont 9 du CFAI Bruges et 4 du CFAI Adour).

Lauréats et résultats  


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Fabien Coste (CFAI Bruges)


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Sébastien Pirih et Marco Ramos (CFAI Bruges)

TéléchargerClassement complet des épreuves du pôle industrie

Zoom sur les épreuves (12 h)


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<< Chaudronnerie
Les candidats (7) devaient réaliser au 1/10e de mm une "pièce un peu compliquée" intégrant des "des difficultés de niveau national" de l'aveu de Denis Nobilet, président du jury des épreuves de chaudronnerie.


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Mécatronique >>
Quatre équipes de deux s'affrontaient sur la programmation et la réalisation d'un système automatisé de marquage (prise de pièce, frappe et évacuation de la pièce


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<< Soudage
Dotés d'équipements de dernière génération, les cinq candidats avaient à manier les trois procédés (Tig, Mig et Mag) et à réaliser 9 soudures différentes, contrôlées ensuite visuellement et par radiographie à l'institut de soudure.

Témoignages


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<< Anthony Sicard(7e place chaudronnerie)
"Il y avait beaucoup de pression autour des épreuves. La pièce à réaliser demandait de la concentration. Le moindre millimètre d'écart, ça fait flancher. Je ne suis pas déçu, l'important c'est de participer. J'aime ce métier qui est la base première de tous les métiers industriels qui nous entourent..."


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Fabien Coste (1ère place chaudronnerie) >>
"Le plus dur est de rester concentré en présence du public. C'est mon premier concours et j'ai envie d'en faire d'autres. C'est un beau métier comme les tailleurs de pierre qui font des choses hors du commun. Pour faire des pièces comme ça, il faut se surpasser"


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<< Christian Gahery (CFAI Aquitaine - Bruges), président du jury mécatronique
"Lors des précédentes Olympiades, le temps dévolu au concours était plus long. Nous avons dû faire ''sauter'' une des six épreuves. Pour ce type de manifestation, il faut de la motivation, la capacité de travailler en équipe et des pré-requis afin de rentrer tout de suite dans le vif du sujet".


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Jean-Claude Allabert (UIMM), coordinateur du pôle industrie >>
"Les retours sur la manifestation sont positifs. Le COFOM (1) a été favorablement impressionné. Il y avait rarement eu autant de métiers représentés en région. Ces Olympiades sont une autre façon de parler des métiers par rapport aux salons.

(1) Comité français d'organisation des Olympiades des Métiers


Novalase s'installe sur la route des lasers

Cette PMI, spécialisée dans l’intégration optique et laser, a inauguré ses nouveaux locaux à Canéjean le 14 septembre 2006.

Une installation qui se traduit « par la mise en place de nouveaux moyens de production dans le domaine optique et une orientation fortement industrielle », précise le Pdg Patrick Chabassier.

L’entreprise innovante, créée en 2001, dispose désormais d’une surface de 400 m2 hébergeant un hall de fabrication, une salle laser et une salle blanche.
Autant d’équipements nécessaires à l’intégration et à l’assemblage de stations de micro usinage ainsi qu’à la conception et au développement de bancs de mesure et sous-systèmes mariant l’optique et la mécanique de précision.
Dans ce domaine, Novalase participe notamment au groupement AIG aux côtés d’I2S, Coverplant et ECI.

En dehors de la mise au point de procédés de production de pièces micro usinées qui répondent à un besoin croissant de miniaturisation (pièces pour horlogerie ou la chirurgie micro invasive, capteurs, petits circuits…), Novalase a également travaillé avec l’université de Bordeaux II sur la conception d’une machine de traitement des cornées.



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Utilisant une source laser femtoseconde, les machines développées par Novalase, réalisent des usinages, perçages et gravures de quelques dixièmes de microns sur tout type de matériaux !


De la matière à l'objet : voyage en industrie (7 mars - 22 octobre 2006)

« Voyage en Industrie ».
Telle est l’invitation lancée par Cap Sciences, centre de culture scientifique technique et industrielle de Bordeaux (hangar 20) pour sa nouvelle exposition réalisée en partenariat avec l'UIMM, Plastalliance, et des équipes de recherche régionales.



Les entreprises de la métallurgie d'Aquitaine partenaires de "Voyage en industrie"
Dassault Aviation, Eads Composites Aquitaine, Fonderie Faro, Ford, Messier-Dowty, Mure et Peyrot, Navailles, Prodec Métal, Rapic, SAFT, Snecma Propulsion Solide, Turboméca

Infos pratiques

Jusqu'au 22 octobre 2006, du mardi au vendredi de 14 h à 18 h, le week-end de 14 h à 19 h (fermeture lundis et jours fériés) au Hangar 20, quai de Bacalan à Bordeaux
Tél. 05 56 01 07 07


Industrielles en Gironde


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La rencontre Industrielles en Gironde s'est tenue lundi 15 mai au Café des Sciences du Hangar 20 qui accueille par ailleurs l'exposition "De la matière à l'objet : voyage en Industrie" réalisée en partenariat avec l'UIMM Gironde-Landes.

Dirigeantes et salariées de l'industrie*ont témoigné de leur expérience au cours de trois tables rondes devant un parterre de chefs d'entreprises, collégiennes et enseignants. Deux heures de débat qui ont illustré la palette très large des métiers de la métallurgie ouverts aux jeunes femmes et aux jeunes filles ainsi que les atouts de la mixité pour la performance des entreprises.


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"L'UIMM et les entreprises de la Métallurgie continueront par leurs accords, par leur comportement surtout, à tous les niveaux de l'entreprise, à développer la féminisation des recrutements, à prendre des dispositions pour assurer un développement de carrière conciliant vie professionnelle, vie familiale et exigences du fonctionnement des entreprises", a rappelé Jean-François Clédel, président dez l'UIMM Gironde-Landes (photo ci-contre), au terme de cette réunion.

Cette rencontre s'inscrit dans une continuité d'actions menée depuis quelques années en Gironde par la branche professionnelle en partenariat avec les pouvoirs publics (voir ci-dessous Atout Mixité et L'emploi industriel au féminin en Gironde).  
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* Photo : de g. à d. : Jean-François Clédel (président UIMM Gironde Landes), Didier Castex (DRH Thales Systèmes Aéroportés), Beatrix Geais Detours (DRH CNB), Jean-François Quéheille (DRH EADS Space Transportation), Véronique Hervé (Superintentande de production Ford) Dominique Billaud (DRH Ford), Marie-Christine Leblanc (Gérante A Puissance 3, membre du bureau de l'UIMM), Flore Constant (Responsable R & D France Inox), Cécile Delobel (Directrice générale Delobel), Maryse Gomez (Secrétaire départementale CFDT Métaux), Laurence Larrieux (Président Abaque Industrie, membre du bureau de l'UIMM), Annie Philibert (responsable qualité production Thales Avionics), Anne de Guibert (Directrice de recherche Saft), Véronique Guillemet (Chef service contrôle Dassault-Aviation), Pascale Pubert (Directeur Rué Industrie), Nathalie Rusconi (Conductrice machine Sapso)

Lire également
Rubrique L'Emploi au féminin


Les industrielles se rencontrent à Bercy


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"les filles ne craignent personne"
« L’industrie ne peut pas se passer de la moitié de l’intelligence française, celle des femmes… aujourd’hui la réflexion prend le pas sur la force physique et dans le domaine de la réflexion, les filles ne craignent personne ! » (Denis Gautier-Sauvagnac, vice-président délégué général de l’UIMM).

Quand l’industrie fait Bercy ! Environ 12 000 jeunes femmes ont rempli la célèbre salle parisienne à l’invitation de l’UIMM. Dans une ambiance chauffée à blanc, la première rencontre « IndustriELLES » a rassemblé des collégiennes, lycéennes, apprenties des CFAI, futures ingénieures, salariées et dirigeantes d’entreprises industrielles venues de toute la France*.


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« Le développement de la féminisation des recrutements est une grande cause nationale », a précisé Denis Gautier-Sauvagnac au terme de cet après-midi d’échanges, de débats et de brefs entretiens, rythmé par des intermèdes scéniques. « Il ne faut pas se poser de questions mais avoir un but et se donner les moyens d’y parvenir », estime Mariama Camara, diplômée de Supméca. « Comment avoir une société équilibrée, s’il n’y a pas de femmes ? C’est exactement la même chose pour l’industrie », renchérit Pascale Freidel qui fabrique des couveuses pour bébés prématurés. « Tracer, rouler, cintrer… », c’est la passion de Mathilde Liévin (photo), âgée de 40 ans, qui se forme aujourd’hui …à la chaudronnerie, métier qu’elle voulait faire depuis toujours ! Autant de parcours témoignant de la diversité des métiers de l’industrie et tordant le cou aux stéréotypes. « Quand on parle industrie, on pense usine, bruit, poussière, comme au XIXe siècle. Or, les conditions de travail ont beaucoup évolué, la technologie a progressé », plaide Marie-Christine Leblanc, gérante d’A Puissance 3 à Saucats en Gironde, fervente avocate de la mixité dans les colonnes du quotidien 20 Minutes.


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Sans être pour autant une exception française en Europe, le taux de féminisation de l’industrie hexagonale s’établit à 29 % contre 37 % en moyenne dans le secteur privé. Dans les industries de la métallurgie, la proportion de femmes est de 21 % (graphique ci-contre).« En dix ans, souligne l’UIMM, ces proportions sont restées quasiment stables ». Le potentiel d’emploi pour les femmes que représentent les métiers de la métallurgie est d’autant plus grand que les contours sont en train de changer. « Aujourd’hui, l’industrie s’interpénètre avec les services. Les biens incorporent de plus en plus de services et il faut apporter des réponses appropriées à des besoins de plus en plus complexes », déclare Elie Cohen, professeur à l’Université de Paris-Dauphine, soulignant ainsi la nécessaire mobilisation de toutes les compétences.


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Interrogée sur les résultats d’une enquête sociologique réalisée à la demande de l’UIMM, Frédérique Legrand, directrice d’études de Sociovision-Cofremca, rappelle que « fabriquer des objets utiles à la société » traduit chez les filles s’orientant vers les filières techniques et industrielles «leur goût du concret et du challenge ». Amandine Lay et Karine Legrand (photo), apprenties ingénieur en production/maintenance à l’ITII Aquitaine, ne diront pas le contraire. Les moteurs de jet ski n’ont plus de secrets pour la première. La seconde se verrait bien ouvrir « une boîte de services et méthode pour les entreprises qui se recentrent aujourd’hui sur leur cœur de métier ». Invité à conclure cette rencontre de Bercy, François Fillon, ministre de l'Education nationale, s’est adressé à l’auditoire en ces termes « Saisissez votre chance, foncez, n’écoutez pas ceux qui vous disent que ce défi n’est pas pour vous ! Il est pour vous. Le mot "impossible" , n’est pas française ! ».

Lire également : rubrique emploi au féminin

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Les départements de la Gironde et des Landes étaient représentés par les élèves des établissements suivants : collèges Ausone, Rambaud, Saint-Louis/Sainte-Thérèse, Notre-Dame de Sévigné, Saint-Genès, Saint-Julien Victoire, lycées professionnel Saint-Genès, lycées Saint-Genès et Borda (Dax). Soit 190 personnes au total.


7X : la nouvelle donne du Falcon

Dassault Aviation a présenté mardi 15 février à Mérignac le Falcon 7X, dernier modèle haut de gamme de ses avions d'affaires et symbole d’une «révolution industrielle».

Ce triréacteur d'une capacité maximale de 19 passagers, doté d'un rayon d'action de 10 500 kilomètres, peut voler à près de 1 000 km/h à 15 000 m d'altitude. Il offre une autonomie de 2 200 km supérieure à son prédécesseur, le Falcon 900, et permet des vols directs Paris-Los Angeles, Paris-Tokyo ou New York-Riyad.

C'est le sixième modèle construit par Dassault après le Mystère 20 (rebaptisé Falcon 20), puis les Falcon 10, 50, 2000 et 900. Depuis 1963 et le premier avion choisi par Charles Lindbergh pour la Pan Am, plus de 1 700 jets d'affaires sont sortis de l'usine de Mérignac, puis aménagés à Little Rock (Arkansas). Le premier vol du 7X est prévu pour le printemps 2005, la certification et le début de commercialisation fin 2006. Il doit être produit à raison de deux unités par mois et sera proposé à un prix de 37 ou 39 millions de dollars suivant les aménagements.

La sortie d’atelier du premier exemplaire du nouvel avion, entièrement développé sur un plateau virtuel, coïncide avec une reprise du marché de l’aviation d’affaires où le constructeur français occupe une position de leader dans le segment haut de gamme. Le Falcon 7X a déjà fait l’objet de 50 commandes fermes dont les deux tiers en provenance d’Amérique du Nord (50 % du marché mondial). Selon Le Figaro, le brasseur Anheuser & Busch, (bière Budweiser), déjà propriétaire d’une flotte de six Falcon, fait partie des premiers clients.

«Cet avion exceptionnel témoigne de la réussite d’une transformation en profondeur de notre société», a déclaré Charles Edelstenne, pdg de Dassault Aviation, lors de la cérémonie de présentation qui s’est tenue en présence de trois ministres et de quelque 800 invités, clients, fournisseurs et partenaires du groupe. Premier jet d’affaires doté de commandes de vol électriques, doté d’une large cabine et capable d’effectuer des missions long-courrier, le Falcon 7X est le symbole d’une «révolution industrielle».

En effet, il s’agit du premier avion dont la conception, la construction et la maintenance sont entièrement assurées grâce à l’environnement virtuel du PLM (product lifecycle management ou gestion du produit tout au long de sa vie). Ce nouvel outil, élaboré avec la société sœur Dassault Systèmes, déborde largement le cadre de la CAO et de la maquette numérique déjà utilisées pour le Rafale et la Falcon 2000. Il intègre dans une même communauté les entreprises participant au programme, d’abord sur un plateau physique puis dans le cadre d’un plateau virtuel. Une méthode qui débouche in fine sur la numérisation du processus de production, réduisant le temps requis pour la fabrication de l’avion. «Le premier Falcon 7X a été assemblé exactement comme prévu au bout de sept mois, c’est à dire moitié moins de temps que pour les autres programmes».

La disparition de la maquette en bois et la modélisation de la chaîne d’assemblage ne sont pas les seuls résultats spectaculaires de cette révolution. La maintenance du Falcon 7X est intégrée dans ce nouveau process. Cela s’est notamment traduit par la présence d’un mécanicien virtuel dans la maquette numérique de l’avion pour valider les questions d’ergonomie, d’accessibilité et de facilité d’entretien.

Inauguré par Dassault dans le domaine de l’aviation d’affaires, le concept d’espace de travail collaboratif a de beaux jours devant lui. Boeing vient de lui emboîter le pas en adoptant la dernière version de la suite logicielle PLM pour développer son « 7E7 Dreamliner ».

Voir également : le planning du programme et une sélection de liens sur le site aerospace-technology développé par l'UIMM Aquitaine 


Midest 2004

Les PMI d'Aquitaine au Midest


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Dix-sept entreprises industrielles d’Aquitaine, regroupées sur un stand commun, ont participé au 34e Midest qui s’est déroulé du 7 au 10 décembre 2004 au parc des expositions de Paris-Nord Villepinte (1).

Aménagé dans un esprit d’ouverture et de visibilité de l’offre régionale, souhaité par l’ensemble des exposants, l’espace collectif de 252 m2 (dont 202 m2 de surface d’exposition), était situé dans la zone du hall 5A réservée aux participations nationales et internationales.
Le stand aquitain était situé près du pavillon de la Hongrie et des stands collectifs des chambres de commerce de Midi-Pyrénées, Strasbourg et Thiers. Un environnement immédiat révélateur de deux faits marquants aux yeux des entreprises participantes : la concurrence des pays à bas coûts (2) et la mobilisation des industriels des autres régions avec des stands rassemblant 40 entreprises, voire plus (53 en Auvergne, 55 en Bourgogne…), sur des surfaces largement supérieures.
A contrario, la diversité des savoir-faire aquitains et la démarche originale de la branche professionnelle de la métallurgie pour accompagner les entreprises sur un salon international (3) ont contribué à renforcer l’image industrielle de la région qui souffre dans ce domaine-là d’un déficit de communication.


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Le sentiment général exprimé par les entreprises au terme du Midest 2004 est positif, en particulier en ce qui concerne les sociétés qui exposaient pour la première fois.

Pour les habitués, participer au Midest est à la fois une bonne opération en termes d’image et un «point de passage obligé», la quantité et la qualité des contacts, notions éminemment volatiles, dépendant largement du travail de préparation effectué en amont.
De même que le Midest ne peut être jugé à l’aune d’une seule participation, la présence sur ce salon international de la sous-traitance permet également de faire de la veille économique. A commencer par le constat d’une concurrence étrangère toujours vive, un point qui fait l’unanimité.

Enfin, l’intérêt de participer au Midest sur un stand collectif est ne fait pas l'ombre d'un doute. Etre plus nombreuses en 2005, tel est le souhait des entreprises qui étaient présentes cette année sur l’espace aquitain.

1. Selon Reed Exhibitions, organisateur du Midest, l’édition 2004 a accueilli 48 471 visiteurs (+2%) dont 7 026 étrangers.
2. Sans compter la montée en puissance de la Chine (140 exposants) dont la participation se caractérisait par une présence à la fois massive et diffuse aux quatre coins du salons par blocs de spécialités (fonderie, aéronautique, usinage, machines spéciales….) et par organisations (chambres consulaires, entreprises…)
3. Avec l’Anjou et l’Aube, l’UIMM Aquitaine était l’une des seules organisations professionnelles présentes sur ce salon.

L'édition 2004 vue par les exposants


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Acopolit
"Moins de contacts que les autres années..."


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Dehousse
"Meilleurs contacts et cibles intéressées...on n'avait pas vu ça depuis longtemps"


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Filtren
Des contacts "très intéressants" sur des "projets qui collent à nos métiers"


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Manager
Bonne fréquentation, mais "moins de contacts que les années précédentes"


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Rapic
Utile pour "prendre la tendance, rencontrer des confrères et des clients que l'on ne voit pas"


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Metaladour
"Il faut être présent sur des représentations régionales"


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Arelec
"Les nouveaux contacts représentent 20 % des visiteurs"


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Electrochrome
"Etre connu et reconnu, être là où les gens nous attendent"


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France Inox
"Des contacts de qualité...pour rebondir dans des créneaux différents"


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Pena
"Un très bon Midest...des visiteurs de plus en plus intéressés...moins de touristes"


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Scaso
Midest "trop long"..."Peu de contacts" mais de "de bons contacts"


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Sur
Etonné de ne pas avoir vu "plus de donneurs d'ordres de l'aéronautique en quête de capacités d'usinage"


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Cesium
"Un stand exotique ?" Un contact sur quatre qualifié de "sérieux"


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Faro
"Un bon millésime...une dizaine de dossiers concernent des nouveaux clients"


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Galvasteel
"Fréquentation en hausse...deux fois plus de contacts intéressants et quatre vraies consultations"


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Prodec Metal
"On ne s'attendait pas à autant de monde...les visiteurs avaient des idées précises"


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Sedemeca
"Si vous n'y êtes pas [au Midest], les clients se posent des questions"


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Espace accueil
Vue partielle de l'espace accueil (50 m2) du stand aquitain


ARM innove dans le chai


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ARM se fait remarquer à Vinitech. La fabricant girondin de matériel vinicole lance une innovation en matière de remplissage de barriques. Un système (ci-contre) évitant tout débordement et, surtout, de respirer les émanations de soufre.

A côté des systèmes de plantation guidée par satellite, des bouteilles à vis voire même des barriques…carrées, une innovation ne manquera pas de retenir l’attention cette année Vinitech, la biennale des équipements et techniques de la filière vitivinicole (30.11 au 03.12.04 à Bordeaux). Elle est présentée par la société ARM et concerne un problème de robinet que plusieurs générations de fabricants de matériel n’avaient pas, jusqu’à présent, réussi à résoudre.

A Bordeaux comme ailleurs, mettre le vin en barrique présente un désagrément majeur : des débordement fréquents tout aussi irritants que les émanations de SO2 excédentaire lié au méchage de la futaille. C’est dans un ambiance sulfureuse et artisanale que se déroulent les opérations de remplissage, bien souvent à l’aide d’une lampe électrique pour stopper à temps l’écoulement du précieux liquide et d’un bidon à ouiller pour compléter le niveau. Les jours de ces méthodes empiriques pourraient bien être comptés grâce à l’ingéniosité d’un viticulteur de l’Entre-deux Mers et au savoir-faire d’ARM. Jean-Denys Roy, pdg de la société installée à Bègles, se souvient : «Des Géo Trouvetout et des inventeurs de mouton à cinq pattes, ce n’est pas ce qui manque. Cette fois-ci, un type est arrivé avec un truc qui tenait par des bouts de fil de fer et des soudures partout en me disant qu’il en avait marre de respirer le souffre et de tacher ses barriques. Il nous a fait une démonstration chez lui à la Sauve-Majeure. Ca marchait !».



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Exit le soufre...
Séduit par le procédé, Jean-Denys Roy signe un contrat d’exclusivité avec l’inventeur, M. Latorce, et se charge de le «rendre industriel et abordable au niveau prix». Au total, un an et demi de démarches, notamment auprès de l’Anvar, d’études et de mises au point pour aboutir au Latarm (contraction des noms de l’inventeur et du fabricant). Le système complet comprend un robinet équipé d’un mireur pour éviter les débordements et d’un capteur de SO2 ainsi qu’un petit pistolet entonneur pour finir les remplissages (ouiller). Outre l’élimination des odeurs de soufre, la particularité de cet appareil est de venir à bout des difficultés techniques liées à la mousse du vin qui empêchait jusqu’à présent le fonctionnement correct des arrêts automatiques. Un double avantage qui vient d’être récompensé par un trophée de bronze pour l’édition 2004 de Vinitech. Pour appuyer la démonstration pendant la durée du salon, ARM a prévu de remplacer le soufre par des produits fumigènes. De quoi impressionner les visiteurs et débuter une commercialisation en fanfare…


France Inox : la cuisine fait son show


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Délaissant la restauration collective, France Inox voit croître son carnet de commandes avec les cuisines professionnelles haut de gamme. La PMI landaise va s’attaquer bientôt à la clientèle particulière en misant sur la high-tech

Un îlot de granit noir avec un soubassement en inox epoxy, éclairé par halogène. Four à vapeur, plaques à induction, chaud et froid à volonté… Exit les fourneaux façon Raymond Oliver. Place au concept de « cuisine spectacle », aux grands shows orchestrés par des chefs étoilés aux quatre coins de la planète. Les équipements que livre France Inox aux meilleures adresses du Michelin correspondent à cette évolution de la gastronomie vers toujours plus de technologie, de design et de mise en scène. Joêl Robuchon, Guy Savoy et, bien entendu, l’enfant du pays Alain Ducasse (ci-contre)sont ainsi parmi les clients de la maison.


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Le fabricant de Saubusse est reparti de l’avant en se repositionnant sur un créneau, certes étroit, mais beaucoup plus rémunérateur que les marchés administratifs. «Le gras du marché, il est dans la restauration collective. Mais c’est la bagarre», rappelle Louis Terrier qui dirige depuis deux ans et demi cette entreprise dont le cœur de métier s’était essoufflé face à la concurrence turque ou italienne.

«Un handicap peut se révéler un avantage, le manque d’industrialisation des Ets Danguin a été un atout, poursuit-il, c’est un challenge passionnant. Pour rebondir, il y a trois choses : la noblesse du produit ; la réalisation, ici nous sommes dans les métiers d’art et du formage des tôles ; enfin, l’aspect cocorico ! C’est un produit français et nous jouons avec cette image".


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France Inox qui emploie aujourd’hui 33 personnes (24 il y a deux ans), a doublé son chiffre d’affaires et exporte en Toscane, en Angleterre et au Japon. Le savoir-faire reconnu de l’entreprise est orienté vers la satisfaction d’une clientèle qui n’hésite pas à débourser jusqu’à 250 000 € pour un modèle unique. Tel restaurateur branché de la Côte d’Azur demande un meuble de vente à emporter doté de fonctionnalités particulières (glaces, sandwich), tel autre chef étoilé une finition en noir…Il n’y a pas de limites. «Toutes les cuisines ne sont pas carrées. La particularité de France Inox, c’est de faire du sur mesure. Nous nous adaptons à la demande », précise-t-on dans l’atelier.

Le bureau d’études qui conçoit la plupart des produits en 3D en intégrant les dernières innovations en matière de cuisson ou d’aspiration dans les milieux les plus insolites, planche actuellement sur une réponse à l’émergence d’un marché de cuisines haut de gamme pour les particuliers (photo ci-dessous). En effet, le matériel conçu pour les professionnels reste relativement lourd et plutôt rude à utiliser. «Nous préparons actuellement une gamme de produits qui capitalisera sur le savoir-faire des cuisines professionnelles et qui va intégrer des produits plus sophistiqués et plus doux. Nous nous sommes assurés le concours d’un designer».


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La sortie de ces modèles pour ménagères très fortunées (100 000€ minimum) est prévue en mai 2005. Tout en consacrant 70 % de son activité aux cuisines « d’exception », France Inox entend également se renforcer dans le mobilier urbain et dans des réalisations spécifiques pour l’industrie. L’entreprise vient d’investir dans des systèmes de soudure automatique et dans la formation pour se développer sur ces nouveaux marchés. «Nous pensons pouvoir améliorer notre chiffre d’affaires et à l’horizon des 5 ans, France Inox devrait être une PMI de 50 personnes», estime Louis Terrier.


Ford renoue avec la Mustang


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Ford Aquitaine Industries a lancé lundi 5 juillet la production des premières transmissions qui équiperont la nouvelle Mustang, commercialisée en septembre prochain sur le marché nord-américain. La Mustang 2005 est la cinquième génération d’un modèle plébiscité par les amateurs de véhicules sportifs dès sa sortie en avril 1964 : 22 000 commandes enregistrées le premier jour ! Avec plus de huit millions d’unités vendues depuis cette date et des apparitions très remarquées au cinéma (« Bullit », « Un homme et une femme »), la Mustang est une « success story » qui n’a guère d’équivalent dans l’histoire de l’automobile.

«Ford Motor Company place beaucoup d’espoir dans ce modèle pour revitaliser son segment des véhicules légers »
, déclare le constructeur qui reste fidèle au concept d’origine : une voiture de sport à un prix abordable. La Mustang 2005 sera proposée dans une gamme de prix variant entre 18 000 et 30 000 $. Ce nouveau modèle sera assemblé à Flat Rock (Michigan).

Pour l’usine de Blanquefort, cette nouvelle production (120 000 à 150 000 transmissions par an) représente «six ans de cycle de travail assuré», souligne Alain Claus, pdg de Ford Aquitaine Industries.
Signé le 22 août 2002 dans le cadre d’une compétition mondiale - deux usines américaines étaient sur les rangs - ce marché marque également le retour de l’usine girondine dans la saga de la Mustang. Blanquefort a produit les transmissions destinées à ces modèles à deux reprises (de 1976 à 1986 pour les boîtes 3 vitesses et de 1986 à 1993 pour les boîtes 4 vitesses).

La mise en production de cette nouvelle transmission (5R55 S Car) a nécessité l’installation de six machines neuves et des modifications sur 32 autres (3 millions d’euros d’investissement). «Ce programme a bénéficié d’un travail intensif, conduit avec le bureau d’étude, pour préparer la production de cette transmission, avec un niveau d’investissement maîtrisé et un délai pour mise en production particulièrement court», précise le constructeur.

Chronologie :

  • Décembre 2003 : arrivée du 1er prototype de la Mustang 2005 à Bordeaux (destiné au test des transmissions)
  • 28 Janvier 2004 : test de la ligne, 30 transmission d’essai assemblées
  • 18 février 2004 : premières transmissions assemblées avec les moyens de production définitifs. Ces transmissions sont envoyées à Flat Rock
  • 3 mars 2004 : Fresh Eyes Review. 70 personnes des départements production, qualité, manufacturing, passent en revue les ateliers. Ces « yeux neufs » valident les process.
  • Avril 2004 : contrôles des pièces critiques, contrôles des transmissions
  • Mai 2004 : test des véhicules aux Etats-Unis
  • 14 juin 2004 : premières Mustang à Flat Rock
  • 5 juillet 2004 : Job one à Bordeaux

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Ford Mustang 1964. Dès le lancement de cette nouvelle sportive, Ford enregistre 22 000 commandes en un seul jour. Le début d'une longue saga (voir ci-dessous) qui sera relancée en septembre 2004 avec la sortie de la Mustang 5ème génération...    

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L'emploi des personnes handicapées

Le "cas" Synergy


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Spécialisé dans les cartes et le câblage filaire, Synergy emploie cent personnes dont 80 % d’handicapés en production. Le statut particulier de cet « établissement adapté » ne le protège pas pour autant dans le secteur chahuté de la sous-traitance électronique.

Synergy est un des 27 ateliers protégés en Aquitaine. Installée aujourd’hui à Pessac et spécialisée dans la sous-traitance électronique, la structure compte une centaine de salariés dont 80 % de personnes handicapées en production reconnues par la Cotorep. « Nous avons le label atelier protégé, mais nous n’aimons pas trop ce genre d’ appellation. Il n’y a rien de "protégé" chez nous ! S’il n’y a pas de marché, nous perdons de l’argent… comme une entreprise privée», explique Eric Soumaille. directeur administratif de Synergy, qui préfère parler « d’établissement de travail adapté ».



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La ligne CMS
Fonctionnant sous forme associative, Synergy a fêté cet été son 20e anniversaire avec la rénovation de ses bâtiments et l’acquisition d’une ligne CMS (composants montés en surface). Un investissement de 660 000 € réalisé en partie en autofinancement . « Cette ligne CMS représente l’avenir et s’inscrit dans les nouvelles technologies. Nous suivons la demande de la majorité de nos clients. Depuis deux ou trois ans, nous avions perdu certains marchés faute d’équipement», poursuit-il. Le câblage des cartes électroniques qui représente un tiers de l’activité de Synergy se trouve ainsi pérennisé. Câblage filaire (faisceaux de puissance, torons préfabriqués, câbles spécifiques…), packaging et conditionnement sont les autres métiers de l’entreprise.


1500 composants sur cette carte...
Depuis deux ans et demi, Synergy a entrepris de se diversifier en mettant en place une activité de sous-traitance administrative et comptable. « Nous avons eu cette opportunité à la demande d’IBM, précise Eric Soumaille, nous traitons pour leur compte toutes les commandes d’achats des moyens généraux auprès de fournisseurs non-stratégiques ». Cette activité qui emploie actuellement quatre personnes devrait se renforcer à l’avenir. Des pourparlers sont en cours avec Cofinoga. 

«Notre entreprise fonctionne comme une entreprise classique, d’ailleurs nous sommes en cours de certification ISO 9001 version 2000, nous proposons les mêmes prix et nous subissons les mêmes contraintes. La seule différence notable concerne la gestion des ressources humaines, beaucoup plus lourde, car nous employons à chiffre d’affaires égal, deux fois plus de personnel en production qu’une entreprise ordinaire»,estime son directeur Marc Scherer. Pour répondre à des commandes de plus en plus techniques, la formation du personnel est notamment confiée à l’AFPI Sud-Ouest. 


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Synergy se distingue également par sa politique de rémunération. « Tous les salariés sont rémunérés à 100 % du Smic et plus». De fait, la garantie de ressources allouée par l’Etat pour compléter la rémunération de base des salariés des ateliers protégés se trouve d’autant diminuée dans le cas de Synergy. « Ce système est destiné à compenser le manque de productivité globale que l’on constate en milieu protégé», ajoute Marc Scherer.

Reste l’insertion des handicapés en milieu ordinaire évoquée lors de la récente Semaine pour l’emploi des personnes handicapées.
Elle fait partie des missions des ateliers protégés en général et donc de Synergy, mais sa mise en œuvre est pour le moins délicate.« Elle se heurte tout d’abord à une mauvaise conjoncture. Et puis, bien souvent, les gens appréhendent le passage en milieu ordinaire, les entreprises préférant également ne pas embaucher des travailleurs handicapés et faire travailler des ateliers protégés et centres d’aide par le travail. Malgré tout, nous arrivons à insérer quelques travailleurs handicapés ».

L'emploi en milieu protégé

L’emploi en milieu protégé comprend deux types de structures. Les Centres d’aide par le travail et les Ateliers protégés.

Les CAT qui accueillent des personnes d’une capacité de travail inférieure ou égale au tiers de celle d’une personne valide ont une vocation médico-sociale (la personne handicapé bénéficie d'un suivi médical). Ces instituts relèvent de la Direction des affaires sanitaires et sociales (DDASS) et reçoivent une dotation budgétaire basée sur un prix journée par places d’accueil. Les travailleurs handicapés ne sont pas salariés. Ils reçoivent un petit pécule en plus de leurs allocations.

Les AP qui accueillent des personnes d’une capacité de travail égale ou supérieure au tiers de celle d’une personne valide proposent des conditions d’emploi et des modalités de travail adaptées. La mission de ces établissements agréés par la préfecture est de favoriser le passage vers le milieu ordinaire de travail. Les salariés sont rémunérés au minimum à 90 % du Smic. A la différence des centres d’aide par le travail, les ateliers protégés, qui dépendent du ministère du Travail, relèvent de la logique économique et sont tenus d’assurer un équilibre financier. Deux fois moins nombreuses que les CAT (voir tableau ci-dessous), les AP emploient 644 personnes handicapées en Aquitaine.

Milieu protégé19961998
Centres d'aide par le travail1 128-
Travailleurs handicapés en CAT82 916-
Ateliers protégés480515
Travailleurs handicapés en AP14 20916 095
Source : ministère de l’Emploi & DGEFP


La Cotorep

Commission technique d'orientation et de reclassement professionnel. Cette commission est chargée de la reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé (RTQH). Elle « classe » l’intéressé selon le degré de son handicap. Catégorie A : handicap léger ou temporaire. Catégorie B : handicap modéré ou durable. Catégorie C : handicap grave ou définitif. La Cotorep, suivant les aptitudes de chacun, oriente la personne soit en milieu ordinaire soit en milieu protégé (CAT, AP).

Il faut rappeler que la Cotorep ne prend pas en compte uniquement les handicaps lourds. Le handicap n’est pas honteux. Et sa reconnaissance par la Cotorep peut permettre à l’entreprise de ne pas payer des charges indues et donc optimiser les conditions « d’employabilité » des intéréssés.


La métallurgie en direct à Aquitec


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Un partenariat rectorat - industrie
Les métiers de la métallurgie entrent en force à d’Aquitec. Du 13 au 15 mars au parc des expositions, l’UIMM Aquitaine et le Rectorat de l’académie de Bordeaux ont présenté Planète Métal

Née d’une volonté commune de l’Union des industries et métiers de la métallurgie d’Aquitaine et du Rectorat de l’académie de Bordeaux, l'opération visait à recréer pendant trois jours l’ambiance d’une entreprise industrielle à l’échelle d’un stand de 90 m2 et mettre en valeur le potentiel d’un secteur qui pèse 10 % de l’emploi régional.



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Les moyens déployés étaient à la hauteur de l’enjeu. Fait sans précédent, deux machines outils à commande numérique étaient installées au cœur du salon permettant aux visiteurs de suivre l’usinage d’une pièce (ci-contre)
Ces équipements dédiés aux métiers de la mécanique côtoyaient l’outillage d’un atelier de chaudronnerie : plieuse, rouleuse, cisaille. De jeunes opérateurs chaudronniers actuellement en formation ont réalisé en direct sur le stand des plumiers Planète Métal offerts au public...



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Du pliage...


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...au produit fini


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Modélisation CAO

Les passionnés d’informatique avaient, quant à eux, la possibilité de manier les logiciels de dessin et de conception assistés par ordinateur utilisés par les bureaux d’études qui interviennent dans l’automobile, l’aéronautique et le spatial...


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